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jeudi, décembre 8, 2022

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L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

Il y a une difficulté à mettre en place un groupe témoin pour les nouveaux vaccins

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Le député Cédric Villani rappelle en préambule la genèse de cette audition de l’OPESCT, la pétition dont s’est saisie le Sénat, et les complications résultant du calendrier politique (élection présidentielle, mission à cheval sur deux mandatures pour les députés).

Cédric Villani fait état d’une « tension inédite » pour l’Office sur ce sujet, un climat « dont les rapporteurs ont tenté de faire abstraction ». Il appelle au respect des sensibilités dans les échanges.

La sénatrice LR Florence Lassarade explique l’ordre du jour, rappelle l’ampleur du travail effectué, et indique que dans la mesure du possible les questions reçues de citoyens durant la diffusion en direct seront traitées.

Le député socialiste Gérard Leseul intervient en visio depuis l’Assemblée (l’OPECST est une instance « bicamérale ») et attaque avec une question sur les autorisations de mise sur le marché (AMM), notamment au regard des nouveaux variants.

La sénatrice centriste Sonia de La Provôté enchaîne avec la question de la balance bénéfice/risque et du niveau de preuve de l’efficacité des vaccins, deux interrogations des Français dont elle se fait l’écho sans les reprendre à son compte, précise-t-elle.

Son troisième point est la pharmacovigilance : elle cite les auditions de l’ANSM, des CRPV (centres régionaux de pharmacovigilance) et le travail de grande qualité effectuée.

Sonia de La Provôté évoque les effets secondaires sur le cycle menstruel, l’inquiétude qui en résulte, potentiellement aggravée par leur négation ou leur minimisation, et souligne que ce sujet est emblématique de l’importance d’une bonne communication.

Cedric Villani va distribuer la parole sur les sujets évoqués : AMM, bénéfice/risque, pharmacovigilance, communication.
On commence avec M. Bernard Celli, responsable de la « task force vaccination » pour la DGS, qui détaille son organisation.

« 144 millions » d’injections depuis décembre 2020 : des chiffres « vertigineux », explique-t-il.
« Une protection importante de la population, en particulier des plus fragiles » (âge et comorbidités) qui a sauvé des vies et permis de retrouver une vie normale, ajoute-t-il.

La comparaison internationale est « positive », même si on « part[ait] de loin » avec 60% de Français sceptiques en décembre 2020, rappelle-t-il, louant la « prouesse humaine » et logistique.

Des vaccins « sûrs et efficaces » d’après les autorisations. Un maître-mot : « transparence », « rien n’a été caché ».

Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale de l’ansm, explique les processus de mise à jour des AMM avec un « suivi permanent », « ça évolue en permanence ».

« Le dispositif mis en place par l’ANSM de pharmacovigilance renforcée a permis d’actualiser en permanence les éléments, sur la partie sécurité mais aussi sur la partie efficacité » avec la force de « données en vie réelle ».

« Il y a une difficulté à mettre en place un groupe témoin » pour les nouveaux vaccins « eu égard à la vaccination importante », signale-t-elle.
Des procédés similaires à ceux qui permettent une mise à jour des vaccins contre la grippe permettront une évaluation comparative des nouveaux.

Le Professeur Alain Fischer, « Monsieur vaccin », prend la parole en répondant à une question sur la significativité du niveau d’anticorps, qu’il faut distinguer entre niveau individuel et niveau dans la population.

Il insiste sur le niveau de surveillance « inégalé » de ces vaccins, rappelle le nombre de morts (estimation 17 millions de morts dans le monde, 150 000 en France et 800 000 hospitalisations).

Ce niveau de surveillance inédit a conduit à la défiance excessive envers le vaccin AstraZeneca : une conséquence regrettable mais qu’il faut « assumer », explique Alain Fischer pour qui il fallait traiter ce sujet.

« Où en serait-on aujourd’hui sans le vaccin ? » s’interroge le professeur. Il n’a pas d’étude solide donc ne veut pas donner de chiffres mais souligne qu’ils ont certainement épargné des dizaines de milliers de vies.

La sénatrice Laurence Muller-Bronn pose une question sur l’existence d’un dispositif de pharmacovigilance pour les enfants (au nombre de 22490) qui ont été vaccinés avec des doses d’adulte sans attendre les vaccins pédiatriques.

« Dès l’été 2021, nous avons recensé 200 cas de troubles menstruels », explique la référente du vaccin Pfizer pour l’ANSM, qui explique à nouveau comment les déclarations d’effets indésirables sont traitées.

Enfin une réponse à la question de Laurence Muller-Bronn, qui paraissait oubliée en route : « nous recevons toutes les déclarations quel que soit l’âge, on réceptionne et documente, actuellement il n’y a pas de signal concernant les enfants alors qu’il y a eu un suivi spécifique ».

Alain Fischer redemande la parole pour la question « fallait-il vacciner les personnes en bonne santé ? »
Oui, sans ambiguïté, selon lui, car
1.être en bonne santé n’empêche pas d’être victime de formes graves
2.vacciner protège en diminuant la transmission d’un facteur ~ 2

François Alla, qui a démissionné du Haut conseil de la santé publique en janvier dernier, inaugure les avis « critiques ».

Il déplore une communication qui n’a pas été « loyale » et regrette une stratégie qui n’a pas ciblé les personnes les plus à risque (et qui en sont les premières victimes).

Il relève que se flatter d’une très bonne couverture vaccinale en population générale masque que nous avons une des plus mauvaises en Europe occidentale chez les personnes à risque.

« Gâchis », stratégie erratique, invention d’un « bénéfice psycho-social » pour les enfants à défaut d’un bénéfice effectif… Le professeur de santé publique attaque franchement les « ruptures fondamentales avec des principes éthiques » en santé.

« Comme la stratégie était inadaptée, la communication ne pouvait être qu’inadaptée ».

Il parle carrément de « manipulation des esprits » par « la stratégie de la peur », voire des chiffres, renvoyant à l’audition d’Alice Desbiolles au Sénat à l’hiver dernier.
Rappelle les effets indésirables sur la santé mentale.

Pour pouvoir vacciner en population générale, il fallait

  1. renforcer le sentiment de vulnérabilité
  2. survendre l’efficacité des vaccins
  3. « mettre sous le tapis les risques ».

Le Pr Alla met en pièces la stratégie gouvernementale de vaccination de masse.

« Quel mépris, d’empêcher une victime de s’exprimer ! »
François Alla dénonce la censure qui s’est manifestée notamment sur les réseaux sociaux pour coller à cette stratégie unique.

« Aucun des avis de la HAS, de l’ANSM, etc. » n’ont présenté le rapport bénéfice/risque ajusté à l’âge et à l’état de santé. Même si c’est très difficile (évolutif), ils se sont contentés d’arguments d’autorité.

Il cite en exemple un rapport sur la dose de rappel chez les adolescents, qui a été suivi de l’ouverture d’une nouvelle dose à cette population, décision politique qui ne s’appuyait pas sur des données convaincantes.

La perte de confiance en la santé publique risque d’être « durable et systémique », un « vrai gâchis », regrette-t-il, citant les nombreux dommages collatéraux sanitaires présents et à venir….

France soir

Serge
Fondateur et administrateur du média le Réveil Citoyen, ni droite ni gauche, un seul objectif : alimenter le débat libre dans la sphère publique autour des grands sujets mondiaux et locaux

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