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jeudi, juillet 7, 2022

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L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

Une histoire qui rappelle l’affaire Malik Oussekine

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LA POLICE TORTURE

Une nouvelle terrible histoire que l’IGPN va tenter d’étouffer. Libération rapporte le témoignage glaçant de Mahedine Tazamoucht. Tabassé « gratuitement », il est emmené à l’hôpital par ces mêmes flics parce qu’il n’arrivait plus à respirer à cause des gaz lacrymogène.

Arrivé à l’hôpital, il crie aux soignants avoir été tabassé par les policiers qui l’escortent. Résultat ? Les policiers le rembarquent, le font sortir de l’hopital, et l’amènent au commissariat pour lui faire payer encore plus cher ! Récit.

La nuit du 09 au 10 mai, Mahedine passe une soirée sur un parking avec deux amis. Vers 3h, des policiers viennent les voir, assurant avoir été appelé pour une bagarre. Les trois personnes affirment à Libération qu’il n’y a eu aucune bagarre, et que le ton était très calme à ce moment là.

Mahedine cherche ses clés dans la voiture, quand un policier l’agrippe. Il se retrouve rapidement au sol, menotté. Bien que maîtrisé, il dit avoir été «gazé à même les yeux», au point de ne plus pouvoir les ouvrir. Ses amis affirment avoir demandé aux policiers d’arrêter, sans succès.

Les trois amis sont emmenés au commissariat de Juvisy-sur-Orge. Auparavant, une équipe de police emmene Mahedine Tazamoucht à l’hôpital car il «n’arrive plus à respirer» à cause du gaz lacrymogène.

Mais à peine entré dans le hall des urgences, il crie au personnel que les policiers l’ont violenté. Ces derniers lui font alors faire demi-tour. Dans la voiture, Mahedine évoque de nouveaux coups ainsi que des insultes racistes : « Sale arabe, bougnoule», se souvient-il. Ce n’est que le début de son calvaire !

Arrivé au commissariat, Mahedine dit avoir été assis sur une chaise en caleçon, pieds nus, les mains toujours menottées, «dans un couloir sans caméra.

Ils se déchaînaient, ils me mettaient des coups de poing au visage, des coups de pied avec la pointe de leurs chaussures dans mes tibias, ils me marchaient sur les pieds. Ils en rigolaient, il y avait à peu près six policiers à ce moment dont trois qui me frappaient. Ils s’amusaient aussi à me mettre des coups de Taser dans l’épaule et un dans le cou. Puis, ils m’ont menacé de me taser les parties intimes.»

Dans le certificat médical consulté par Libération, la liste des blessures constatées tient sur 3 pages ! Le médecin légiste note près d’une quarantaine de lésions de plusieurs centimètres chacune, sur son visage et l’ensemble de son corps : des ecchymoses, des abrasions, des stries… Une blessure au niveau de l’oreille gauche nécessite un examen complémentaire réalisé par un médecin ORL. Ce dernier atteste que du sang est visible dans son tympan, et qu’il y a une perte d’audition.

Mahedine Tazamoucht a déposée une plainte à la délégation parisienne de la police des polices. Contactée par Libération, la préfecture de l’Essonne a refusé de s’exprimer en prétextant que seul «le parquet est compétent» pour communiquer sur les faits – ce qui est faux – et que «des plaintes» ont été déposées, sans en donner les motifs. Les policiers accuseraient d’«outrages et rébellion» Mahedine et ses amis. Une ligne de défense utilisée quasi systématiquement par des policiers mis en cause pour des violences.

Cerveaux non disponibles – Libération

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Serge
Fondateur et administrateur du média le Réveil Citoyen, ni droite ni gauche, un seul objectif : alimenter le débat libre dans la sphère publique autour des grands sujets mondiaux et locaux

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