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jeudi, octobre 21, 2021

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Un haut niveau de vaccination peut paradoxalement favoriser l’émergence de variants résistants

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Plus le nombre de personnes vaccinées augmente, plus l’avantage compétitif de souches résistantes s’accroît. Selon une nouvelle étude, le risque maximal est atteint avec un taux de vaccination de 60 %, soit justement le seuil que l’on est en train d’atteindre en France.

Une nouvelle étude scientifique publiée sur le site Nature , nous explique tout cela :

On pense que les vaccins sont la meilleure solution disponible pour contrôler la pandémie actuelle de CoV-2 du SRAS.

Cependant, l’émergence de souches résistantes aux vaccins peut survenir trop rapidement pour que les développements vaccinaux actuels puissent atténuer les conséquences sanitaires, économiques et sociales de la pandémie.

Pour quantifier et caractériser le risque d’un tel scénario, nous avons créé un modèle dérivé de la DRS avec la dynamique stochastique initiale de la souche résistante au vaccin afin d’étudier la probabilité de son émergence et de son établissement.

À l’aide de paramètres ressemblant de manière réaliste à la transmission du CoV-2 du SRAS, nous modélisons un modèle ondulatoire de la pandémie et examinons l’impact du taux de vaccination et de la force des mesures d’intervention non pharmaceutiques sur la probabilité d’émergence d’une souche résistante.

Comme prévu, nous avons constaté qu’un taux de vaccination rapide diminue la probabilité d’émergence d’une souche résistante. Contre-intuitivement, lorsqu’un assouplissement des interventions non pharmaceutiques s’est produit à un moment où la plupart des individus de la population ont déjà été vaccinés, la probabilité d’émergence d’une souche résistante a été considérablement accrue.

Par conséquent, nous montrons qu’une période de réduction de la transmission vers la fin de la campagne de vaccination peut réduire considérablement la probabilité d’établissement d’une souche résistante. Nos résultats suggèrent que les décideurs et les individus devraient envisager de maintenir des interventions non pharmaceutiques et des comportements de réduction de la transmission tout au long de la période de vaccination.

Résultats:

Les chercheurs ont simulé la probabilité qu’une souche résistante émerge au sein d’une population de 10 millions d’habitants d’ici trois ans, en prenant en compte le niveau de la population vaccinée, le taux de mutation du virus et sa vitesse de transmission, ou les « vagues » successives avec une envolée des contaminations suivie par une chute des nouveaux cas après l’instauration de restrictions (confinements, fermetures, etc).

Sans surprise, ils concluent qu’une vaccination rapide et un faible niveau de circulation réduisent le risque d’émergence d’un variant résistant. Mais l’étude montre aussi que ce risque est maximal lorsqu’une grande partie de la population est vaccinée, mais pas suffisamment pour assurer une immunité de groupe.

Sources : Futura sciencesNature scientific reports

Serge
Fondateur et administrateur du média le Réveil Citoyen, ni droite ni gauche, un seul objectif : alimenter le débat libre dans la sphère publique autour des grands sujets mondiaux et locaux

1 COMMENT

  1. Avez vous la liste des manif Pass sanitaire pour août j’habite Bayonne.
    Merci

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