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jeudi, juin 17, 2021

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la fonte du « glacier de l’apocalypse » fait craindre le pire

Le glacier Thwaites, un énorme bloc de glace en Antarctique occidental, fond à grande vitesse. Une équipe de chercheurs vient de découvrir l’ampleur des flux d’eau chaude qui menacent sa stabilité. Si le glacier se désagrège, il pourrait provoquer une hausse globale du niveau des mers de 65 centimètres.

Ils le surnomment le «glacier de l’apocalypse». Depuis une dizaine d’années, des scientifiques observent de près le glacier Thwaites, une masse glaciaire en Antarctique occidental de 120 kilomètres de large, 600 kilomètres de long et dont l’épaisseur peut atteindre 3 kilomètres. Car ce géant de glace de 192 000 km2 (soit près du tiers de la superficie de la France) menace de fondre et de se détacher de la calotte glaciaire. «La vitesse de fonte de Thwaites a quasiment doublé», explique à ReporterreGaël Durand, chargé de recherche sur la dynamique des glaciers au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). En cause : des flux d’eau chaude circulant dans des canaux sous-marins à la base du glacier.

Pour la première fois, une équipe de chercheurs de l’université de Göteborg, en Suède, a observé les dessous du géant de glace grâce à un robot sous-marin autonome. Leur étude, publiée dans la revue Science Advances le 9 avril dernier, révèle que la quantité d’eau chaude circulant sous le glacier est bien plus importante que ce qu’ils pensaient. Ces courants érodent petit à petit sa surface. Les scientifiques avaient découvert en 2010 la présence d’une énorme cavité creusée par l’érosion sous le glacier. Depuis, quatorze milliards de tonnes de glace ont fondu. Le glacier est responsable à lui seul, selon l’étude, de 4% de la hausse annuelle du niveau des mers.

Pour comprendre le fonctionnement des courants circulant sous la masse glaciaire, l’équipe de chercheurs y a envoyé un robot sous-marin autonome surnommé «Ran». Le petit appareil s’est frayé un chemin sous le glacier pour y mesurer la salinité, la teneur en oxygène et la température de l’eau. Il a également analysé la solidité du glacier et la topographie du fond marin.

Grâce à de précédentes mesures, effectuées en 2019, la présence d’un réseau de canaux sous le glacier était déjà connue. Mais c’est la première fois que les relevés ont pu être réalisés sur place, directement depuis le dessous du glacier. L’équipe de chercheurs a ainsi réussi à modéliser avec précision les flux de chaleur circulant sous la glace. En plus des canaux déjà identifiés, ils ont découvert un passage d’écoulement de l’eau à l’Est, vers la baie de Pine Island. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que cet écoulement était bloqué par une crête sous-marine…

Suite de l’article sur reporterre

Karine
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage.

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