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jeudi, juin 17, 2021

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L’inquiétante incompétence de Joe Biden

Les Américains viennent de réaliser que le ciel leur est tombé sur la tête. Quatre mois seulement après la prise de pouvoir de Joe Biden, le pays doit faire face à une quadruple crise, dont la combinaison est sans précédent.

Un pays sans frontières

La première est la crise de la frontière avec le Mexique. Quand il prend ses fonctions le 20 janvier dernier, Joe Biden hérite d’une frontière Sud sécurisée, 720 km de mur ont été construits, il ne reste plus que quelques kilomètres pour achever l’ouvrage, les arrestations d’immigrés clandestins tentant de franchir la frontière sont au plus bas depuis 45 ans.

Quatre mois plus tard, après avoir interrompu la construction de la fin du mur et méthodiquement démantelé les unes après les autres les mesures efficaces prises par Donald Trump, et après avoir ouvertement appelé les immigrés à venir aux États-Unis, c’est le chaos total .

À ce jour, la situation est hors de contrôle. Pire, le problème migratoire s’est métamorphosé en une véritable crise humanitaire (abus sexuels sur les mineurs, clandestins qui meurent en nombre pendant leur périple, enfants abandonnés par les passeurs au milieu de la pampa, conditions d’accueil et de détention inhumaines, etc).

D’après les derniers sondages, 73 % des Américains sont très inquiets de la situation à la frontière alors que 57 % y voient une grave crise (et ce, en dépit du cover-up des grands médias). Drogues et criminels passent la frontière en toute impunité.

À tel point que plusieurs états du Sud ont déclaré l’état d’urgence et poursuivent en justice l’État fédéral pour refus d’application de la loi. Les élus de l’opposition tirent la sonnette d’alarme : la République est en danger.

Au rythme actuel, ce sera au minimum deux millions d’immigrés clandestins qui auront trouvé refuge aux États-Unis en une année, un record depuis 20 ans. La vice-présidente Kamala Harris, chargée par Joe Biden de régler la crise, répond, avec son rire niais habituel, qu’elle n’est pas prête de se déplacer à la frontière à cause du virus (alors qu’elle est vaccinée).

Il est vrai que la situation sanitaire des immigrés clandestins entassés dans les cages le long de la frontière – avant d’être éparpillés dans tout le pays aux frais des contribuables – constitue une source de contagion préoccupante.

Une économie qui part en vrille

La deuxième crise est économique. Tout d’abord sur le front de l’emploi. Alors que les experts attendaient un rebond spectaculaire des emplois créés par l’économie américaine au mois d’avril, dans le double contexte de la réouverture de l’économie post virus et des dépenses publiques massives adoptées par le Congrès en mars dernier, c’est finalement la douche froide. 266.000 emplois créés au lieu du million attendu.

Les économistes réalisent – un peu tard – que les allocations chômage exceptionnelles votées par le Congrès poussent les chômeurs à rester chez eux plutôt qu’à reprendre le chemin du travail.

On comprend ces derniers puisqu’en deçà d’un salaire annuel de $50.000, ils gagnent plus en restant chez eux qu’en allant travailler. Résultat, 8 millions d’offres d’emplois ne trouvent pas preneur, ce qui empêche les entreprises – principalement des PME – de reprendre leurs activités.

À cela s’ajoute l’inflation. Le chiffre du mois d’avril est un coup de semonce. Une hausse de 0,8 % en un mois, du jamais vu depuis 12 ans. Sur une année, cela porte l’inflation à 4,2 %. Au-delà de 2 %, la banque centrale est supposée remonter les taux d’intérêts.

Cette même banque centrale fédérale imprime d’ailleurs des trillions de dollars pour financer les plans de relance de l’économie par la dépense publique mis en place par la Maison Blanche, avec le risque d’affaiblir durablement la monnaie américaine (sans compter les quelques sept trillions de dollars additionnels de dépenses publiques que souhaite imposer Joe Biden (infrastructures, aides à la famille, etc).

Mais surtout, les salaires augmentent sous l’effet de la rareté de la main-d’œuvre. Les prix des biens de consommation, de la nourriture et des matériaux de construction explosent, les entreprises tournent au ralenti, la demande de biens excédant la production.

Les économistes de tous bords supplient le gouvernement de prendre six mois de vacances et d’arrêter d’intervenir. Même Larry Summers, l’ancien responsable de la politique budgétaire de Barack Obama, s’inquiète publiquement : « Je fais partie de ceux qui sont inquiets de l’inflation et elle augmente bien plus vite et bien plus tôt que je ne l’avais prévu.

Il ne faut pas prendre ces chiffres à la légère, la pente est dangereuse, cela a de quoi nous rendre nerveux pour l’avenir « , rappelant au passage que c’est la forte inflation sous Jimmy Carter qui fit élire Ronald Reagan en 1980…..

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Serge
Fondateur et administrateur du média le Réveil Citoyen, ni droite ni gauche, un seul objectif : alimenter le débat libre dans la sphère publique autour des grands sujets mondiaux et locaux

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