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jeudi, juin 17, 2021

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le mystérieux suicide de deux balles dans la tête du gendarme Jambert, l’enquêteur de l’affaire des disparues de l’Yonne

Le 4 août 1997, Christian Jambert est retrouvé sans vie dans son garage à Auxerre, dans l’Yonne. En apparence, c’est un suicide. Plus de 20 ans après la mort de son père, Isabelle Jambert continue de se battre pour découvrir la vérité sur les circonstances de la mort de son père.

Christian Jambert est retrouvé mort, le 4 août 1997 à Auxerre. Mais ni sa famille, ni ses amis ne croient à l’hypothèse d’un suicide. Pourquoi le gendarme se serait-il tiré deux balles dans la tête alors même qu’il allait enfin être entendu, par le nouveau juge d’instruction de l’affaire des disparues de l’Yonne, sur sa thèse de la culpabilité d’Emile Louis ? Le documentaire ” Le mystérieux suicide de Christian Jambert ” dévoile les incohérences de ce suicide.

Qui était Christian Jambert ? 

Christian Jambert a fait l’essentiel de sa carrière dans la gendarmerie d’Auxerre.
Il est reconnu par tous comme un enquêteur hors pair, comme en témoignent le gendarme Thierry Bouillevaux, ancien collègue de Christian, mais également Jacques Moreau, ancien assesseur du juge pour enfants au tribunal d’Auxerre et ami de la victime.

Au début des années 80, Christian Jambert a quarante ans. On lui confie une affaire qui va complètement bouleverser sa vie.

L’affaire des disparues de l’Yonne

En 1981, à Rouvray, le corps d’une jeune femme en quasi-décomposition est découvert dans une cabane isolée. La première mission de l’adjudant Jambert est de découvrir l’identité de la victime : elle s’appelle Sylviane Lesage, elle est âgée de 23 ans et vient de la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales).
Elle a un amant, un chauffeur de cars aux Rapides de Bourgogne à Auxerre prénommé Emile Louis. Le gendarme arrive assez vite à la conclusion que celui-ci est sans doute son meurtier.

En poursuivant son enquête, Christian Jambert s’aperçoit que ce chauffeur connaissait bien six autres jeunes femmes handicapées, disparues quelques années auparavant. Elles étaient toutes également issues de la DDASS : Jacqueline Weiss, Chantal Gras, Madeleine Dejust, Françoise et Bernadette Lemoine, et Martine Renault.

Il communique les résultats de son enquête à Daniel Stilinovic, substitut du procureur de la république d’Auxerre.

Contre toute attente, le juge Jacques Bourguignon refuse d’instruire et le procureur René Meyer n’insiste pas.
L’affaire des disparues tombe alors dans les oubliettes. La justice mettra des années avant d’inculper le tueur en série Emile Louis, qui continuera de sévir dans le sud de la France.

En 1995, le gendarme Jambert prend sa retraite, il a 55 ans.
L’année suivante, l’émission « Perdu de vue » s’intéresse à l’affaire des disparues de l’Yonne. Ce jour-là, une nouvelle victime d’Emile Louis est identifiée : Christine Marlot.
Pour l’émission Christian Jambert est interviewé par un journaliste et son travail est enfin rendu public. L’affaire des disparues de l’Yonne est relancée.
Maitre Gonzalez de Gaspard, avocat des victimes à l’époque, dépose une requête officielle pour que Christian Jambert soit entendu en qualité de témoin. Mais le gendarme à la retraite n’arrivera pas dans le bureau du juge.

Quelques semaines plus tard, Christian Jambert est retrouvé mort dans son garage. Il se serait tiré une balle dans la tête.

Les incohérences de l’enquête sur le suicide de Christian Jambert

Pourquoi se donner la mort alors qu’on est à l’aboutissement d’un travail qui a duré des années ? 

« Le mystérieux suicide de Christian Jambert » réalisé par Thierry Fournet est une enquête très méticuleuse. Il pointe et analyse les incohérences et les nombreux rebondissements autour de la mort de l’ancien gendarme en faisant appel à différents professionnels (médecin légiste, expert balisticien…), mais également en écoutant les proches de l’ancien gendarme.

► Les premières constations

Dès le début de l’enquête, de nombreuses questions restent sans réponse. 
Ce sont les gendarmes qui arrivent au domicile de Christian Jambert pour constater son décès. Or, dans une ville comme Auxerre, la compétence pour cette affaire relève des services de la police et non de la gendarmerie.

Lors de ces premières constatations, de nombreux éléments troublantsapparaissent sur les photos prises par les gendarmes : l’arme posée sur les jambes de la victime, des projections de sang difficilement compatibles avec un coup de feu dans la tête, des traces de pas dans le sang, quatre douilles près du corps…

Suite de l’article

Karine
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage.

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