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jeudi, mai 6, 2021

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Une avenue marseillaise pour Ibrahim Ali.

L’endroit, dans le 15e arrondissement de Marseille, où le jeune homme d’origine comorienne a été tué en 1995 par des colleurs d’affiches du FN porte désormais officiellement son nom.

À Marseille, le 21 février 1995, lors de la campagne électorale des présidentielles et municipales, Robert Lagier, Mario d’Ambrosio et Pierre Giglio, des militants du Front national, décident d’aller coller des affiches à l’effigie de Jean-Marie Le Pen. Ils sont armés de pistolets 22. Lr et 7,65 mm.

Au carrefour des Aygalades, dans le 15 e arrondissement de Marseille, Mario d’Ambrosio décide d’assurer la surveillance des affiches qui viennent d’être collées. Les deux autres partent coller plus loin où ils se retrouvent face à un groupe de jeunes d’origine africaine du groupe de rap B.Vice courant sur toute la largeur de la rue. Ils disent avoir été agressés et être repartis en courant rejoindre le carrefour où est resté d’Ambrosio. Les adolescents disent qu’ils couraient pour ne pas rater leur bus.

Lagier tire une première fois et l’un des jeunes fait mine de s’effondrer. Le groupe de jeunes s’enfuit en rebroussant chemin. Deux autres coups claquent, une des balles atteint dans le dos Ibrahim Ali, un Français d’origine comorienne âgé de 17 ans. D’Ambrosio, à son tour, fait feu vers les jeunes.

Les marins-pompiers, prévenus par un patron de bar, arrivent peu après et découvrent une plaie au thorax, dans le dos. Ali décède une demi-heure après sa prise en charge.

Serge
Fondateur et administrateur du média le Réveil Citoyen, ni droite ni gauche, un seul objectif : alimenter le débat libre dans la sphère publique autour des grands sujets mondiaux et locaux

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