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jeudi, mai 6, 2021

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la dictature de la bien-pensance

Nous pointons trop souvent du doigt, la Chine et ces dérives autoritaires où il n’y a par exemple aucune liberté de la presse.

Mais en France alors?

« La liberté de la presse en France n’est pas fameuse, si on regarde le classement mondial de la liberté de la presse que publie Reporters sans frontières, puisqu’elle est classée 34ème sur 180 pays. Ce n’est pas totalement nouveau, mais il y a des facteurs de fragilisation. La situation française est marquée – par rapport, y compris à des pays voisins – par des interférences capitalistiques assez fortes. Ce que l’on appelle des concentrations verticales : le fait que des médias appartiennent à des groupes qui ont d’autres intérêts et ça crée des conflits d’intérêts. Elle est liée à un climat politique : on le voit dans des meetings électoraux, dans les propos de responsables politiques parfois acrimonieux à l’encontre des journalistes. Elle est liée aux insuffisances du cadre légal en matière de protection des sources. Elle est liée à l’intolérance religieuse : n’oublions pas qu’une rédaction a été décimée et qu’elle l’a été du fait de l’intolérance religieuse. Je fais référence évidemment à Charlie Hebdo. Et enfin, de manière plus récente, avec des violences policières, des centaines de violences policières ou de violation de la liberté de la presse par la police à l’encontre des journalistes, avec des saisies de matériel, des gardes à vue et parfois des violences tout court, des journalistes molestés. »

Christophe Deloire pour France Culture

Le signalement sur les réseaux sociaux, un moyen de modération mais aussi de censure

Gilets Jaunes, Loi « Sécurité globale », pandémie de Covid-19, attentats terroristes, élections américaines… L’actualité récente a montré que l’espace public numérique se trouve désormais au cœur de toutes les controverses politiques, scientifiques ou culturelles qui traversent nos sociétés. L’une des ressources est le signalement (flagging ou reporting), un mécanisme désormais très répandu, initialement conçu pour permettre aux utilisateurs d’une plateforme en ligne de signaler les contenus contraires à ses règles d’utilisation, offensants et/ou dangereux.

Mais le signalement est souvent instrumentalisé comme une arme dans les guerres d’informations qui se déroulent en ligne, comme le pendant inversé de la propagande. Si cette dernière sert à diffuser une idée ou une information au service d’une stratégie politique, le signalement peut servir à faire taire ses adversaires.

Nous sommes donc confrontés à un paradoxe : le même système qui a été mis en place pour protéger les utilisateurs contre les contenus haineux ou frauduleux peut être manipulé pour censurer d’autres utilisateurs. Il devient ainsi une forme particulière de ce que les plateformes qualifient de « comportement inauthentique coordonné » d’un réseau d’utilisateurs et/ou de bots, plus communément appelés « raids ».

le but de censurer des comptes ou des contenus particuliers, notamment de médias ou de journalistes. Le 21 novembre 2020, jour du premier rassemblement à Paris contre la loi « Sécurité globale », le compte Twitter de StreetPress a été temporairement suspendu en raison de la publication d’une vidéo d’un débat au sujet de cette loi où intervenait Mathieu Molard, le fondateur du site.

Pour récupérer l’accès à son compte Twitter, StreetPress a été obligé de supprimer cette vidéo. Le même jour, le compte du journaliste Taha Bouhafs a été suspendu également. Les protagonistes ont attribué ces suspensions à des signalements coordonnés, notamment de la part de membres de forces de l’ordre, ce qui n’a pas été confirmé par Twitter. En août 2020, Laurent de Boissieu, journaliste politique à La Croix, avait également vu son compte suspendu quelques heures suite à un tweet sur l’anonymat des comptes Twitter et le droit à l’information.

Nous sommes également victime de cette censure, pour avoir publié sur Facebook une vidéo, de la chaine CNEWS, où Madame Florence Portelli, vice présidente de la région Ile de France dit : « Ce qui pêche aujourd’hui terriblement (…) c’est que les gens ne sont plus assez structurés intellectuellement ». Facebook suspend mon accès pendant 24 h et supprime cette vidéo pour le motif  » publication de discours haineux « 

La page Facebook Banques-infos-Recours « traitement des litiges bancaires professionnels et particuliers », une page qui n’a rien de « complotiste » risque de disparaitre de la plateforme. https://www.banques-infos-recours.fr/fr/

Le célèbre Franjo à lui été victime de la censure sur la plateforme Youtube pour cette vidéo

Lorsque qu’un État prétend nous dire la vérité, il ne dit que « sa » vérité.

Serge
Fondateur et administrateur du média le Réveil Citoyen, ni droite ni gauche, un seul objectif : alimenter le débat libre dans la sphère publique autour des grands sujets mondiaux et locaux

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