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jeudi, juillet 29, 2021

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J’ai honte d’être infirmière

Ce soir j’ai honte, honte d’être infirmière, honte de faire partie de la fonction publique.

La réalité est tellement différente de ce que l’on peut voir dans les reportages, les journaux. Sans parler de COVID, de crise sanitaire, la situation est dramatique depuis des années.

Manque de sécurité, agressions, manque de matériels, mauvaises gestions, manque de personnels.

Mais manque de personnels car il y a une bonne raison : nous ne sommes rien, nous ne valons rien. Juste un numéro, un pion, un nom sur un planning.

Il n’y a pas d’humanité, rarement de bienveillance.

Ce qui pousse pas mal d’entre nous au burn-out, aux arrêts maladies, aux démissions.
Je dois muter à la fin du mois pour rejoindre mon compagnon, rejoindre un service d’urgence.

Mais aujourd’hui on m’a appelé pour me dire que l’on suspendait ma mutation au vu du plan blanc. Aucun argument n’est valable, sans passer par la leçon de moral de la fonction publique, j’ai signé, je suis à la disposition de l’établissement.

La réalité quand on est soignant, c’est être dévoué, ne pas avoir de vie personnelle, et surtout fermer sa gueule.
Honnêtement j’ai honte, je suis dégoûtée de ce métier.
Et on se bat depuis des années, mais tout est passé sous silence.
Bientôt il n’y aura plus de soignants et nous saurons pourquoi.

Témoignage d’une infirmière du collectif santé en danger

Serge
Fondateur et administrateur du média le Réveil Citoyen, ni droite ni gauche, un seul objectif : alimenter le débat libre dans la sphère publique autour des grands sujets mondiaux et locaux

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