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jeudi, mai 6, 2021

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AESH : Les méprisés de l’Éducation nationale.

Les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) interviennent en milieu scolaire de la maternelle au lycée pour aider des enfants ou adolescents ayant un ou des handicap(s). L’handicap peut aller du « simple » trouble de l’attention ou du comportement à l’handicap moteur lourd. En passant par TSA (trouble du spectre autistique), dyslexie, trisomie, troubles neurologiques, cancer,… Notre rôle est d’accompagner au mieux les élèves pour qu’ils suivent une scolarité « presque » normale. Cela passe par de l’aide à la concentration, canaliser la violence ou crise, aide à la prise de note. Cela passe parfois par des actes de soins, c’est à dire aide au repas, transfert, aide pour aller aux toilettes, aide à la socialisation,…Et bien plus encore

D’après l’Éducation Nationale, tout va bien : 

« En tant qu’AESH, vous êtes un acteur essentiel de la pleine réussite de l’école inclusive. Votre engagement au cœur de la communauté éducative et au service des élèves est décisif pour répondre durablement à la scolarisation dans de bonnes conditions des élèves en situation de handicap »  

(Vincent Soetemont, Directeur des ressources humaines au Ministère de l’Éducation Nationale « Guide ressource des AESH »).

Mais la réalité du terrain est tout autre :

*Un salaire entre 600 et 800 €. Rarement au-dessus. Des temps incomplets.

*Un statut d’agent contractuel précarisant. Pas de sécurité de l’emploi, pas ou peu de revalorisation salariale, pas d’évolution professionnelle,…

*Un CDD de 3 ans (renouvelable 1 fois), en espérant un CDI à la fin de cette période. CDI qui n’apporte pas grand chose en plus.

*Aucune reconnaissance professionnelle.
Peu de formation. Pourtant le handicap ne s’improvise pas.

*Un personnel souvent infantilisé et cadenassé par la hiérarchie.

*Pas droit à l’indemnité REP et REP +.

*Les PIAL (Pôles inclusifs d’accompagnement localisés) qui précarisent encore plus les AESH et qui proposent aux élèves un accompagnement au rabais.

*Émergence d’emplois en « service civique » ambigus. Emplois qui proposent l’aide à l’inclusion d’élèves en situation de handicap, dans des établissements scolaires.

*…

Sébastien Cazaubon (AESH dans les Landes) :

« Ce combat que je mène est le combat des 100 000 AESH sur tout le territoire français et Outre-mer. Je ne suis pas un porte-parole, mais juste un homme qui essaye de faire bouger les choses avec ses armes. Il existe de nombreux hommes et femmes comme moi, qui essayent également de faire changer nos conditions. Plus on sera nombreux sur le terrain, plus on se fera entendre. Il est essentiel de mobiliser les politiques et les médias dans toutes les régions. Il est également important d’apporter sa voix dans les syndicats. Il est impensable d’être des travailleurs

invisibles dans notre Société, alors que nous sommes les Piliers de l’inclusion scolaire en France et une des forces vives de l’Éducation nationale. Pas d’AESH = pas d’inclusion. Pourquoi l’État cautionne cette maltraitance institutionnelle et cet « esclavagisme moderne » ?

Comment voulez-vous qu’on accompagne au mieux un élève en situation de handicap, alors que les AESH sont eux-mêmes dans des situations de vulnérabilité. Il est impensable le nombre de messages que je reçois d’AESH démissionnaires, en dépression, suicidaires… Mais le plus terrible, un bon nombre de collègues qui ne peuvent pas se soigner ou se loger (ils vivent dans des voitures).

Pour le moment, je suis dans le dialogue et dans une démarche de donner de la visibilité à notre belle profession. Mais dans l’avenir, si nous sommes toujours dans l’ignorance de nos politiques, je serai dans l’obligation de préparer des actions chocs. »

C’EST UN S.O.S. DÉNONCONS CETTE PRÉCARITÉ, TOUCHANT CES HOMMES ET FEMMES QUI SE DONNENT TANT POUR LES ENFANTS ET ADOLESCENTS EN SITUATION DE HANDICAP. NOUS DEMANDONS UN PLAN DURGENCE, POUR SAUVER CETTE PROFESSION EN DANGER.

A ce jour, il enchaîne les rendez-vous avec les députés de sa région. Il a mobilisé des artistes, sportifs et personnalités pour soutenir notre cause, notamment: Anne Roumanoff, Marc Vanhove, Gérard Baud, Léo Coly, Pépito Elhorga, Frédéric Zeitoun, Cyril Dumoulin, Anthony Joubert, Fabienne Thibeault, Tex, David Olaizola, Michel Etcheverry, Jean Lassalle, Philippe Poutou…

Il est très actif dans le syndicat CGT Éduc’ action des Landes. Il a mis en place une pétition en ligne qui totalise plus de 45 000 signataires (voir lien).

« Il est temps de dénoncer la précarité qu’on subit et d’ouvrir les yeux à notre Ministre. De faire découvrir à la France entière nos conditions inacceptables, mais qui restent encore trop muettes dans notre Société et la Presse.

Il nous faut du temps de parole, pour faire avancer les choses et soutenir les 100 000 AESH en France.

Les injustices sont tellement nombreuses dans notre belle profession…»

Nous demandons RECONNAISSANCE aux AESH et RESPECT aux élèves, qui ont droit à un accompagnement adéquat.

Page Facebook:

Sébastien Cazaubon -AESH Danger Précarité-

Lien pétition:

Change.org/SoutienAESH

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